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La salubrité dans les fermes d’élevage
qu’en est-Il des horMones?
Le simple mot « hormone » suscite des inquiétudes chez bien des personnes. Les animaux, les plantes et les humains produisent naturellement des hormones. Voici quelques faits et exemples à considérer :
1.	Donne-t-on des hormones aux volailles?
L’un des mythes les plus répandus est l’usage d’hormones chez les volailles. On ne donne jamais d’hormones aux poulets, aux dindons et aux poules pondeuses. Les animaux d’élevage croissent plus rapidement de nos jours parce que nous les nourrissons d’aliments qui répondent exactement à leurs besoins nutritifs et que nous sélectionnons les animaux ayant la meilleure génétique depuis des générations.
2.	Donne-t-on des hormones aux vaches laitières?
Non, pas au Canada. Les États-Unis permettent l’utilisation de somatotrophine bovine recombinante (SBTR) chez les vaches laitières depuis 20 ans. Cette hormone, qui est naturellement présente dans l’hypophyse des bovins, hausse la production de lait. La vente de ce produit n’est pas permise au Canada.
3.	Pourquoi donne-t-on parfois des hormones aux bovins de boucherie?
Mentionnons d’abord qu’il n’existe pas de bœuf sans hormone. Les hormones sont présentes naturellement chez les animaux, les plantes et les humains. Il existe cependant des hormones naturelles et des hormones synthétiques qui sont homologuées par Santé Canada, qui considère son usage sécuritaire dans l’élevage bovin. Certains agriculteurs choisissent d’utiliser ces hormones. Vous vous interrogez peut-être sur leur raison d’être et sur les effets qu’elles ont sur vous et sur le bœuf que vous mangez. Voici ce qui en est :
•	Les hormones améliorent l’efficacité avec laquelle les bovins convertissent les aliments ingérés en muscles, produisant ainsi plus de viande maigre. Ce gain d’efficience permet également de produire de la viande en utilisant moins de ressources, notamment moins d’aliments pour animaux et moins d’eau, et en produisant moins de fumier.
Shannon Steen
•	Les agriculteurs doivent respecter des délais d’attente très stricts avant d’envoyer les animaux traités au marché.
•	Le bœuf biologique et le bœuf issu de l’agriculture classique contiennent des taux d’ hormones similaires.
•	Le taux d’hormone contenue dans la viande des bovins ayant reçu des hormones de croissance est à peu près le même que dans la viande de bovins n’en ayant pas reçu. Les taux d’hormones sont mesurés en nanogrammes (un nanogramme équivaut à un milliardième de gramme). Le taux d’estrogène dans une portion de bœuf est très bas comparativement au taux d’hormone que notre corps produit naturellement.
•	De nombreuses agences dont Santé Canada, l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture jugent que l’utilisation d’hormones est sécuritaire.
Tim May
Si nous n’utilisions pas d’hormones dans la production de bœuf, il nous faudrait élever 12 % plus de bovins, cultiver 10 % plus de terres, utiliser 11 % plus d’aliments pour animaux et 4 % plus d’eau pour produire la même quantité de bœuf, et tout cela nécessiterait 7 % plus de carburant et d’engrais40.
La vérité au sujet de l’agriculture	23
Article
Contraceptif oral (par comprimé)
Huile de soya (15 ml)
Chou, 100 g
Lait, 250 ml
Viande de bovin n’ayant pas reçu de facteur de croissance 100 g
Viande de bovin ayant reçu des facteurs de
croissance 100 g
Estrogène (ng)
20 000 – 50 000
28 773**
2 381
35,9
1,5
2,2
**substances à action œstrogène (sous forme de phytoestrogènes) Données fournies par Canada Beef


































































































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