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pleIns feux sur les problèMes de santé anIMale et huMaIne
En tant qu’agriculteurs, nous prenons au très sérieux les problèmes de santé animale et humaine, y compris la grippe, E.coli et la maladie de la vache folle. Les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont investi et continuent d’investir des millions de dollars en recherche, en prévention et en préparation aux situations d’urgence afin de fournir aux Canadiens des aliments aussi sains que possible.
La grippe frappe plusieurs d’entre nous chaque année. Les oiseaux et les porcs peuvent également contracter la grippe, mais il est impossible pour les humains de contracter la grippe aviaire ou porcine en mangeant de la volaille, des œufs ou du porc. Cependant, il est important de toujours manipuler la viande de façon hygiénique pour bien d’autres raisons.
Une souche de grippe aviaire fait les manchettes de temps à autre. Nommée H5N1, cette souche est particulièrement virulente. Toutefois, pour qu’une personne contracte cette maladie, elle doit avoir été en contact très étroit avec des oiseaux infectés. En Asie, où les premiers cas humains de la maladie ont été signalés, il est fréquent que les gens vivent en contact étroit avec des poulets. Il est également courant de se procurer des volailles vivantes au marché, mais même dans ces circonstances, il est extrêmement rare que des humains contractent la grippe aviaire.
Les agences de santé publique surveillent ces maladies et demeurent à l’affût de tout nouveau cas. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles les voyageurs qui reviennent au Canada après un séjour à l’étranger doivent déclarer toute visite de ferme et tout contact avec des animaux d’élevage.
Des milliards de bactéries essentielles vivent dans l’appareil digestif des animaux et des humains. Escherichia coli (ou E. coli) fait partie d’un groupe de bactéries que l’on retrouve naturellement dans l’intestin. La majorité des souches d’E. coli ne causent pas de maladie chez les humains en bonne santé et certaines sont même utiles à la synthèse de vitamines. D’autres, par contre, comme la souche E. coli 0157:H7 peut causer des troubles graves et même la mort. Cette souche se retrouve naturellement chez les animaux sauvages et les animaux d’élevage, y compris les bovins, et contamine l’environnement par le fumier.
Les transformateurs utilisent différentes méthodes pour empêcher la croissance de la bactérie E. coli sans toutefois nuire à la qualité de la viande. Par exemple, ils peuvent pasteuriser la surface des carcasses avec de la vapeur ou de l’eau chaude ou encore rincer les carcasses avec une solution d’acide organique41.
Les consommateurs ont un rôle à jouer dans la prévention de la maladie causée par E. coli 0157:H7. Il est important de cuire la viande à la température recommandée, de bien laver les fruits et légumes et de se laver les mains avec du savon et de l’eau après être allé à la toilette, après avoir touché à des animaux et avant de manipuler des aliments. Pour de plus amples renseignements sur E. coli, visitez http://www.phac-aspc.gc.ca/ fs-sa/fs-fi/ecoli-fra.php.
Pour de plus amples renseignements sur les températures sécuritaires de cuisson interne, visitez http://www.canadiensensante.gc.ca.
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La grippe
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E. coli
La vérité au sujet de l’agriculture	25
passer les vaches au scanneur?
Dans le cadre des efforts déployés pour assurer la salubrité des animaux, les agriculteurs sont obligés d’apposer une étiquette d’identification par fréquences radio aux oreilles de leurs vaches laitières et de leurs bovins de boucherie. Administré par la Canadian Cattle Identification Agency, ce programme permet de stocker des renseignements sur les animaux, comme leur date de naissance et leur ferme d’origine, et aide les agriculteurs et les transformateurs à assurer et à promouvoir la salubrité et la traçabilité des aliments.
Les producteurs de moutons doivent également suivre un programme strict d’identification de leurs animaux et un programme similaire devrait bientôt être en place pour les producteurs de chèvres. L’identification des animaux d’élevage permet de retracer très rapidement l’origine d’une maladie animale grave afin d’empêcher, dans la mesure du possible, sa transmission. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, visitez www.canadaid.ca.
À compter de 2014, il sera également possible de retracer la ferme d’origine de tous les porcs envoyés au marché au Canada ou exportés dans d’autres pays. Il s’agit d’une étape importante à l’établissement d’un système de réponse rapide aux éclosions de maladies et aux urgences en matière de salubrité alimentaire.


































































































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