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le soleIl, le vent et les plantes coMMe sources d’énergIe
Malgré notre forte dépendance au gaz naturel, au pétrole et aux autres ressources non renouvelables comme source d’énergie, nous sommes de plus en plus préoccupés par notre consommation énergétique et nous tentons de trouver des moyens de diminuer à la fois nos coûts et notre empreinte environnementale.
Les agriculteurs recourent de plus en plus au soleil et au vent comme source d’énergie. Certains installent des panneaux solaires ou des éoliennes sur leur propriété. L’électricité générée est soit consommée par la ferme elle-même, soit vendue à la compagnie d’électricité pour être revendue à des particuliers ou des entreprises. D’autres encore cultivent du panic érigé, du miscanthus ou d’autres cultures énergétiques qui servent à produire de l’énergie.
téléphone IntellIgent + google = capacIté de lutter contre les ravageurs
La technologie peut aider à identifier et à gérer les organismes nuisibles. Par exemple, la Commission canadienne des grains (CCG) a mis au point une clé d’identification de plus de 50 espèces d’insectes nuisibles que l’on retrouve dans le grain entreposé au Canada. Contrairement aux clés textuelles ou dessinées qui sont destinées aux entomologistes, cette nouvelle clé en ligne contient des photographies réelles, ce qui en fait un outil plus pratique pour les agriculteurs.
eric Persson
les codes à barres ne sont pas utIlIsés que par les superMarchés
Le codage à barres de l’ADN est un outil mis au point au Canada qui permet d’identifier les organismes nuisibles. Voici comment cela fonctionne : on prélève un échantillon de tissu d’un spécimen duquel on extrait de l’ADN en laboratoire, puis on amplifie et séquence l’ADN pour qu’il puisse être identifié par balayage, de la même manière qu’un code à barres est déchiffré par un lecteur de codes à barres au supermarché.
Cette technologie a été mise au point à l’Université de Guelph, qui est devenue un leader mondial dans ce domaine et qui abrite le Biodiversity Institute of Ontario (BIO) et le Centre for Biodiversity Genomics. À ce jour, le catalogue, qui est accessible au public, contient les codes à barres de 137 000 animaux, 50 000 plantes et 3 400 champignons et autres formes d’organismes vivants.
Entre autres, le catalogue peut être utilisé pour la surveillance des espèces envahissantes, la détection hâtive de nouvelles espèces nuisibles et l’analyse des lots de semences pour détecter toute contamination. Le BIO peut identifier les échantillons d’espèces reçus en moins d’une semaine pour la modique somme de 20 $ par échantillon, fournissant un service très utile aux agriculteurs et aux agronomes. Des travaux sont en cours pour mettre au point un appareil portatif qui permettrait d’identifier au champ les agents pathogènes, les insectes et les autres organismes nuisibles.
En France, des biologistes de l’Institut national de la recherche agronomique croient que le service Google Street View, lequel permet de visualiser en ligne un panorama à 360 o des bâtiments à partir des voies publiques, peut être utile dans la lutte contre les espèces d’insectes envahissants. Ils se sont servis de cet outil pour en apprendre davantage sur l’aire de distribution d’un insecte qui tue les arbres et qui a commencé à migrer vers le nord. Sur les images de Google Street View, ils parviennent à repérer les nids en forme d’ampoule que les larves de ces insectes construisent à l’automne. Les résultats obtenus sont à 90 % aussi précis que ceux obtenus lors d’un test mené par une personne conduisant une voiture dans la même zone.
36	Les agriculteurs : des environnementalistes actifs


































































































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