Page 46 - 2016 DIRT FrenchDec13
P. 46
PRoFIL D’une CHeRCHeuSe
Karen Schwean-Lardner a grandi dans une ferme porcine dans le Sud-ouest de la Saskatchewan où elle a développé une passion pour les animaux d’élevage. Dans le cadre de ses études à la maîtrise à l’université de la Saskatchewan, elle a conçu et mis à l’essai un système de logement enrichi pour les poules pondeuses (aussi connu sous le nom de système de logement aménagé). elle a ensuite obtenu un doctorat à l’université de la Saskatchewan. Ses travaux portaient alors sur l’effet de la période d’éclairage sur le bien-être et la productivité des poulets à griller. Aujourd’hui chercheuse en science animale, Mme Schwean-Lardner est passionnée par son travail et par le bien-être des oiseaux et poursuit ses travaux sur l’impact des pratiques de gestion et de l’alimentation sur le bien-être et la productivité des volailles.
Il y a des chercheurs qui se spécialisent en soin des animaux d’élevage. Ces spécialistes consacrent leur vie à améliorer la façon dont on manipule les animaux à la ferme, pendant le transport et à l’abattoir.
transporter des anIMaux en toute sécurIté
Il est important que les animaux soient manipulés adéquatement lorsqu’ils quittent la ferme. Le programme Transport canadien d’animaux d’élevage s’adresse aux personnes qui transportent du bétail ou des volailles au Canada. Élaboré par des agriculteurs et d’autres personnes qui travaillent avec les animaux d’élevage, ce programme vise à améliorer le bien-être des animaux et à réduire les blessures et les pertes pendant le transport. La formation aborde également les lois et règlements qui régissent le transport d’animaux au Canada. Les camionneurs doivent suivre la formation et réussir un examen afin d’obtenir une certification. Visitez www. livestocktransport.ca pour en apprendre davantage.
le pour et le contre de certaInes pratIques d’élevage
Certaines pratiques sont parfois critiquées. Les agriculteurs ne veulent pas infliger des souffrances inutiles à leurs animaux. Il y a des avantages et des inconvénients à tout ce que nous faisons. Dans certains cas, une douleur brève permet d’éviter de futurs problèmes bien plus importants. Nous vous présentons ici quelques exemples.
L’écornage des veaux est pratiqué pour assurer la sécurité à la fois des animaux et des personnes qui les soignent. La recherche montre que l’écornage est moins douloureux lorsqu’il est effectué avant que les cornes des veaux aient poussé. La douleur pendant et après la procédure peut être réduite de diverses manières (par exemple, en administrant des analgésiques). Il existe maintenant plusieurs races de bovins qui sont naturellement exemptes de cornes. En passant, saviez-vous que les femelles comme les mâles peuvent avoir des cornes?
La taille du bec est pratiquée pour empêcher les poules pondeuses de se blesser. Le terme « débecquage » est parfois utilisé pour désigner cette pratique, mais n’allez pas croire que tout le bec est enlevé! Seule l’extrémité du bec est taillée, généralement à l’aide d’un faisceau infrarouge, et cette procédure est effectuée lorsque les oiseaux sont très jeunes. Pensez au crochet au bout
du bec d’un aigle et imaginez les dommages que cela pourrait infliger. Des chercheurs tentent de trouver des façons d’éliminer cette procédure en étudiant le comportement, la nutrition et la génétique des oiseaux.
Les vétérinaires sont extrêmement spécialisés. Généralement, un vétérinaire spécialisé dans le soin des volailles ne traite ni les vaches ni les porcs.
44	Le soin des animaux d’élevage


































































































   44   45   46   47   48