Page 17 - RealDirtFRE2017(Mar)
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Le commerce de la fourrure fait partie du Canada et de son peuple depuis le début.
Il existait avant même que le Canada ne devienne un pays indépendant. Aujourd’hui, près de trois millions de peaux y sont produites chaque année (deux millions d’entre elles sont issues de l’élevage).
Le vison est l’animal à fourrure le plus communément élevé au Canada, suivi du renard et du chinchilla. Pour ce qui est des animaux trappés, on retrouve surtout le rat musqué, le castor, le raton laveur, le coyote et la marte. La Russie et les pays asiatiques, spécialement la Chine, sont les premiers marchés d’exportation de la fourrure canadienne.21
Les éleveurs prennent soin de leurs animaux à fourrure, tout comme des autres animaux
Le poids des animaux 
Qu’en est-il de  l’élevage des  animaux à  fourrure?
d’élevage. Il existe là aussi des lois et des recommandations qui régissent leur élevage, y compris le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des visons d’élevage (et des renards) qui a récemment été mis à jour.
La durabilité est également un aspect important de l’élevage des animaux à fourrure. Ces animaux, comme les visons, se nourrissent des restes de la production de nourriture humaine, comme les œufs, le fromage, le poisson et le poulet, tandis que les litières souillées (paille et copeaux de bois), et même les restes d’animaux, sont compostées et recyclées sous forme d’engrais naturel, ou utilisées dans la production de carburant biodiésel.
Pro l
Catherine Moores
Catherine Moores n’aurait jamais imaginé gérer un élevage de visons à Terre-Neuve. En fait, lorsqu’elle était plus jeune, elle n’était pas une défenseuse
de l’élevage des animaux. Cependant, ses études universitaires l’ont amenée à travailler avec des éleveurs de bétail et cela a changé son point de vue. Elle déclare avoir compris que les éleveurs apprécient et aiment travailler avec les animaux.
Quelques années plus tard, elle a aidé une entreprise de transformation du poisson à lancer une ferme d’élevage de 10 000 visons pour pouvoir utiliser des sous-produits de haute qualité facilement accessibles. Aujourd’hui, elle gère de nombreux aspects de la ferme de visons, y compris la plani cation et le calendrier de la production, l’approvisionnement
des ingrédients nécessaires pour l’alimentation des visons, la plani cation des régimes alimentaires et l’élevage.
Catherine est un membre actif du conseil d’administration de la Canada Mink Breeders Association. Elle se passionne pour la promotion et l’éducation du public, spécialement les enfants en âge d’aller à l’école, au sujet de l’élevage des visons. Elle s’est également impliquée dans l’élaboration des normes nationales du bien-être animal et du programme d’agrément pour les visons d’élevage.
« Il ne s’agit pas seulement de nourrir des animaux : c’est un travail incroyablement varié. Très peu d’entreprises peuvent vous faire voyager de la ferme à l’hôtel des ventes, en passant par les dé lés de mode. »
Le poids des animaux vous intéresse? Voici le poids moyen des mâles de certains animaux (les femelles pèsent un peu moins) :
Les chevaux
Les chevaux ont un estomac particulier qui leur permet de bien se développer en suivant un régime alimentaire composé d’herbes, d’avoine, de maïs ou d’orge. S’ils le doivent, ils peuvent aussi se nourrir de plantes plus sèches, comme les broussailles et les feuilles d’arbres. Au Canada, la plupart des chevaux sont élevés à des  ns récréatives, mais il y en a encore beaucoup qui aident les cowboys à surveiller et à déplacer le bétail dans les ranchs.
Gracieuseté de la FFC Saskatchewan
La vérité au sujet de l’agriculture 17
Agriculteurs
Catherine Moores


































































































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