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Ouvriers saisonniers plantant des oignons
La main-d’œuvre agricole
Pro l
Joseph Hackett
Depuis 14 ans, Joseph Hackett est travailleur temporaire au Canada aux Wilmot Orchards, une ferme familiale consacrée à la culture des pommes et des bleuets près de Toronto. Avec d’autres ouvriers, il arrive à la ferme en provenance de la Barbade
au début du mois d’avril et y retourne auprès de sa femme, ses enfants et petits-enfants en novembre. Même si sa famille lui manque, il a hâte de revenir chaque année au Canada.
Travailler au Canada fut une excellente expérience pour Hackett. C’est un ardent défenseur de la philosophie voulant « donner en retour à son
pays d’accueil ». Chez lui, il est bénévole depuis longtemps pour la Croix rouge de la Barbade et pour un organisme d’aide humanitaire. En Ontario, il est maintenant le deuxième vice-président du Lions Club local et, avec quatre autres personnes de la ferme,
il participe chaque année au Cyclo-dé  contre le cancer (une randonnée à vélo de 220 km de Toronto à Niagara). Avec son équipe, il a recueilli plus de 110 000 $ au pro t de la recherche. « Ne rien faire... ça ne me ressemble pas, déclare Hackett. J’adore le travail communautaire. »
Chaque année, environ 20 000 personnes viennent travailler au Canada grâce au programme de travailleurs saisonniers. Pour en apprendre davantage, visitez www.farmsontario.ca
Comme c’est le cas pour de nombreuses entreprises, les agriculteurs doivent recourir à des employés (en plus des membres
de leur famille) pour les aider dans leur travail. La technologie et les équipements jouent un grand rôle, mais les ressources humaines continuent d’être l’aspect le plus important de chaque ferme. Dame Nature peut également se montrer dif cile — Il faut traire les vaches quotidiennement et lorsqu’un fruit ou un légume est mûr, il faut le récolter immédiatement, ou il perdra alors son goût et sa qualité.
Les cultures de fruits et légumes sont particulièrement exigeantes en main- d’œuvre, car il n’existe pas de machines pour planter, gérer et récolter bon nombre de fruits fragiles comme les fraises, les framboises ou les pêches sans les abîmer.
De nombreux producteurs canadiens qui offrent des emplois saisonniers n’ont pas assez de main d’œuvre pour les combler
et comptent sur des ouvriers provenant
de pays dans lesquels il y a une pénurie d’emploi. C’est pourquoi le Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS)
a été mis en place en 1966 : il permet à
des ouvriers agricoles du Mexique, de la Jamaïque et d’autres pays des Caraïbes orientales de venir travailler dans les fermes maraîchères canadiennes. Bon nombre de ces ouvriers travaillent dans la même ferme depuis des années et l’argent qu’ils gagnent permet de prendre soin de leur famille. Dans certains cas, les enfants reçoivent également une éducation qu’ils n’auraient autrement pas été en mesure de recevoir. Les ouvriers participant au programme ont les mêmes droits et responsabilités que les Canadiens, et des règles très strictes sont imposées
par le pays d’origine et le gouvernement canadien que les agriculteurs et les ouvriers doivent respecter.
Travailleurs saisonniers
Bien plus qu’un travail
Travailler dans le secteur agricole, c’est bien plus que la culture de produits ou l’élevage du bétail. Un emploi sur huit au Canada dépend de l’agriculture.50 En Ontario seulement, la demande de personnes diplômées de l’Ontario Agricultural College dépasse l’offre. Environ quatre emplois sont disponibles pour chaque diplômé de l’OAC qui entre dans le secteur agroalimentaire.51 Des communications, l’ingénierie et à l’économie, en passant par les sciences agroalimentaires et animales, le tourisme et l’environnement, les possibilités d’emploi sont in nies.
La vérité au sujet de l’agriculture 29
Joseph Hackett


































































































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