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La salubrité dans les fermes d’élevage
Qu’en est-il des hormones?
Les animaux, les plantes et les humains produisent naturellement des hormones. Voici quelques faits et exemples à considérer :
1. Donne-t-on des hormones aux volailles ou aux porcs?
L’un des mythes les plus répandus est l’usage d’hormones chez les volailles et
les porcs. On ne donne jamais d’hormones aux poulets, aux dindons et aux poules pondeuses au Canada ou aux États-Unis. Aujourd’hui, les animaux d’élevage croissent plus rapidement grâce à une meilleure génétique et une meilleure alimentation. L’utilisation d’hormones ajoutées entraînerait une croissance trop rapide chez les volatiles, ce qui ne serait pas bon pour leur santé.52
2. Donne-t-on des hormones aux vaches laitières??
Non, pas au Canada. Les éleveurs canadiens utilisent la génétique, une meilleure alimentation et même des robots de traite — qui permettent à chaque vache de décider quand elle veut être traite — pour accroître leur production. Dans certains pays, les éleveurs peuvent utiliser une hormone naturellement présente dans les glandes pituitaires (une partie du cerveau) de tout le bétail pour stimuler la production de lait. Ce produit ne peut pas être utilisé au Canada.
3. Pourquoi donne-t-on parfois des hormones aux bovins de boucherie?
Les hormones sont présentes naturellement chez les animaux, les plantes et les humains, y compris chez les bovins de boucherie. Il existe cependant des hormones naturelles
et synthétiques autorisées par Santé Canada dont l’usage est considéré sécuritaire
pour l’élevage bovin. Certains agriculteurs choisissent de les utiliser. Vous vous demandez peut-être pourquoi et quels sont leurs effets sur vous et sur le bœuf que vous mangez. Voici ce qu’il en est :
• Les hormones améliorent l’ef cacité avec laquelle les bovins convertissent les aliments ingérés en muscles, produisant ainsi plus de viande maigre. Ce gain d’ef cience permet également de produire de la viande en utilisant moins de ressources.
• Un implant d’hormone de croissance peut être donné au bétail sous forme de comprimé placé sous la peau. Dans les 100 à 120 jours, il se dissout et libère l’hormone.53
• Tous les bovins de boucherie, qu’un implant hormonal soit utilisé ou
non, produisent une viande ayant
des niveaux d’hormones similaires.
Les taux d’hormones sont mesurés
en nanogrammes (un nanogramme équivaut à un milliardième de gramme). Le taux d’estrogène dans une portion de bœuf est très bas comparativement au taux d’hormone produit naturellement par notre corps.
• À l’échelle mondiale, de nombreuses agences dont Santé Canada, l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture jugent que l’utilisation d’hormones est sécuritaire et sans impact sur la santé humaine.54
• Le taux d’hormone de croissance contenu dans la viande des bovins de boucherie est à peu près le même que dans la viande des bovins qui n’en
ont pas reçu. La variation des niveaux d’hormones est plus importante chez les bovins de boucherie mâles que chez les femelles qu’entre les animaux traités et ceux qui ne le sont pas.55
Michelle Jaelin
David Ennis et Leith Symon Ennis
Gracieuseté de Alberta Beef
La vérité au sujet de l’agriculture 31


































































































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