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Marg Van Nynatten
La résistance et les résidus. Quelle différence? 
Les résidus sont des traces de médicaments qui subsistent dans la viande ou le lait d’un animal après un traitement médicamenteux. Tous les produits sanitaires pour les animaux (p. ex. les antimicrobiens, les vaccins ou les suppléments) sont assortis d’une période de retrait — ou
un temps d’attente particulier avant de commercialiser un animal traité ou ses produits. Cette procédure assure qu’aucun résidu ne subsiste dans la nourriture. La résistance, à l’inverse, n’est pas du tout liée aux résidus; elle signi e qu’un antimicrobien particulier devient de moins en moins ef cace pour traiter ou prévenir une maladie.
Dans la médecine moderne, les antibiotiques sont un outil indispensable. Il est donc important qu’ils soient utilisés de manière responsable pour pouvoir continuer à traiter les animaux et les humains malades. La résistance est un sujet complexe qui fait également l’objet de recherches continues extrêmement importantes.
Pleins feux sur les problèmes de santé animale et humaine
Les agriculteurs prennent très au sérieux les maladies comme la grippe, l’E. coli et la maladie de la vache folle. Les secteurs de l’agriculture et
de l’agroalimentaire ont investi et continuent d’investir des millions de dollars dans la recherche, la prévention et la préparation aux situations d’urgence a n de fournir aux Canadiens des aliments aussi sains que possible. Les agences et les groupes de santé publique spécialisés dans
la surveillance des maladies animales demeurent à l’affût de tout nouveau cas. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles les voyageurs qui reviennent au Canada après un séjour à l’étranger doivent déclarer toute visite de ferme et tout contact avec des animaux d’élevage.
Des nouvelles maladies font toujours leur apparition. En voici trois qui ont fait les gros titres au cours des dernières années :
1 La grippe
2 E. coli
3 La diarrhée épidémique porcine (DEP)
La grippe frappe de nombreux Canadiens chaque année. Les oiseaux et les porcs peuvent également contracter cette maladie. C’est ce que les médias appellent la « grippe aviaire » ou la « grippe porcine », mais
il est impossible pour les humains de les contracter en mangeant de la volaille, des œufs ou du porc. Cependant, il est important de toujours manipuler la viande de façon hygiénique pour bien d’autres raisons et la cuire adéquatement.
Des souches de grippe aviaire particulièrement agressives, comme la H5N1 et la H7N9, peuvent affecter les humains. Toutefois, pour qu’une personne contracte cette maladie, elle doit avoir été en contact très étroit avec des oiseaux infectés. En Asie, où les premiers cas humains de la maladie ont été signalés, il est fréquent que les gens vivent en contact étroit avec des poulets. Il est également courant de se procurer des volailles vivantes au marché, mais même dans ces circonstances, il est extrêmement rare que des humains contractent la grippe aviaire.
Des milliards de bactéries essentielles vivent dans l’appareil digestif des animaux et des humains. La majorité des souches d’E. coli ne causent pas de maladie chez les humains en bonne santé, mais certaines peuvent provoquer des maladies graves et même la mort. Les transformateurs alimentaires au Canada utilisent différentes méthodes pour empêcher la multiplication de la bactérie
E. coli. Les consommateurs ont également un rôle à jouer dans la prévention en s’assurant que les viandes sont cuites à la bonne température, en lavant soigne
les produits et en se nettoyant régulièrement les mains avec de l’ea et du savon avant de manipuler la nourriture et après s’être rendu
aux toilettes ou avoir touché des animaux.
La diarrhée épidémique porcine (DEP) est une maladie qui affecte les porcs. Elle n’a aucun impact sur la santé humaine ou sur la qualité de la viande. Elle est généralement mortelle chez les porcelets, mais les
porcs plus âgés parviennent normalement à en guérir. La DEP est l’exemple d’une maladie dont le risque peut être minimisé en suivant de bonnes pratiques en matière de biosécurité à la ferme, comme limiter le nombre de visiteurs se rendant dans les porcheries.
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Le saviez-vous?
Le lait est étiqueté et échantillonné dans toutes les fermes avant d’être mis dans le camion de lait. Ce processus assure que chaque citerne se conforme à des normes gouvernementales de qualité très strictes. En plus des échantillons prélevés à la ferme, chaque chargement est testé à l’usine de traitement. S’il y a un problème avec le lait, l’intégralité du chargement est rejeté et le producteur responsable peut recevoir une amende — et peut perdre son droit de produire du lait. Cet aspect est pris
très au sérieux par les producteurs.
La vérité au sujet de l’agriculture
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