Page 35 - RealDirtFRE2017(Mar)
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Fait interessant
Un nouveau produit de protection
des cultures peut exiger 11 ans de développement et de tests et entre 310 et 350 millions de dollars avant d’être commercialisé. Selon le site Web de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, le processus peut nécessiter plus de 200 types d’études différentes dans 3 domaines clés : la santé, l’environnement et la valeur.61
Comment établit-on la sécurité des
produits alimentaires?
Chercheurs
Les producteurs canadiens peuvent unique- ment acheter des pesticides dont la sécurité a été contrôlée et dont l’utilisation a été au- torisée par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada. Le Canada dispose de l’un des systèmes de contrôle et d’homologation des pesticides les plus stricts au monde. L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
a la responsabilité de s’assurer que tous
les pesticides, lorsqu’ils sont utilisés de la manière prescrite, sont sans danger pour les humains et l’environnement.
Avant que leur usage soit autorisé pour la production alimentaire, les produits antipar- asitaires font l’objet d’analyses et d’essais pendant des années a n de démontrer leur sécurité et ef cacité. Lorsqu’ils sont utilisés comme indiqué, les pesticides autorisés au Canada ne nuisent pas aux humains. Cette caractéristique est extrêmement importante pour tous, particulièrement pour les produc- teurs qui utilisent ces produits.
L’ARLA, l’organisme de réglementation et de surveillance des pesticides, emploie des centaines de chercheurs indépendants pour passer en revue les données sur l’innocuité des produits avant que leur utilisation soit autorisée au Canada (voir le site de Santé Canada pour plus d’informations). 62
Un processus similaire est en place pour les produits vétérinaires réglementés par Santé Canada :
• Les médicaments vétérinaires sont réglementés par la Direction des médicaments vétérinaires, une agence de Santé Canada.
• Les pesticides pour animaux, comme les plaquettes insecticides d’oreille, les poudres et les produits à pulvériser qui servent à lutter contre les mouches, les puces et les tiques sont réglementés par l’ARLA.
• Les vaccins vétérinaires et les additifs alimentaires doivent respecter les exigences du Centre canadien des produits biologiques vétérinaires ou la Division des aliments pour ani- maux, respectivement, deux agences qui relèvent de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).
Des chercheurs travaillent continuellement à la mise au point de meilleurs produits. Les nouveaux produits antiparasitaires commer- cialisés sont contrôlés par Santé Canada,
et prennent en compte les plus récentes découvertes scienti ques. Lorsqu’un nou- veau produit antiparasitaire est approuvé, son utilisation est surveillée par des agences gouvernementales qui effectuent des analy- ses de détection des résidus pour garantir la sécurité des aliments et de l’eau.
Pro l
Prof. Suresh Neethirajan
Suresh Neethirajan, chercheur en bio-ingénierie
à l’Université de Guelph est professeur associé. Il utilise la biotechnologie pour résoudre des problèmes concrets dans le domaine de la sécurité alimentaire, l’agriculture et la santé animale. Il s’implique actuellement dans une initiative qui étudie comment le soya peut aider à réduire le risque de maladies transmises par les aliments. En utilisant les propriétés anti-pathogènes de la farine de soya, Suresh et son équipe ont été en mesure de créer un conservateur alimentaire naturel qui stoppe le développement des bactéries sans toucher aux bonnes bactéries.
« L’agriculture et la biologie m’ont toujours intéressé. C’est grâce à l’alimentation que nous existons sur cette planète et la technologie peut nous aider à la protéger. » (Suresh Neethirajan)
La vérité au sujet de l’agriculture 35
Prof. Suresh Neethirajan


































































































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