Page 41 - RealDirtFRE2017(Mar)
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La culture sans labour  gagne du terrain
Un agriculteur plantant des résidus de tiges de maïs dans un champ sans labours
Gracieuseté de la Croplife Canada
Un agriculteur dans un champ pendant le « Dust Bowl »
Les cultures et  l’environnement. L’agriculture d’antan  était-elle plus écologique? 
Certains pensent que la dégradation de l’environnement est un phénomène de l’agriculture moderne. L’histoire révèle pourtant une réalité bien différente. Par exemple, le désert de poussière (Dust Bowl) des années 1930 fut provoqué par une combinaison de sècheresse et de labourage excessif de la terre. Les premières méthodes de protection des cultures impliquaient souvent un travail du
sol important. Des substances toxiques, mais naturellement présentes, comme le soufre,
le mercure et les composés d’arsenic étaient également communément utilisées pour lutter contre les parasites et les maladies. Bon nombre de ces substances plus anciennes ne sont
plus utilisées, à cause de leur toxicité et leur incapacité à se dégrader dans la nature.
Les nouveaux produits sont plus sécuritaires et beaucoup plus contrôlés par le gouvernement.
Soumis aux conditions météorologiques,
les agriculteurs sont les premiers à vivre les changements climatiques et à s’y adapter. Par exemple, les sècheresses persistantes dans les Prairies ont incité plusieurs agriculteurs à modi er de façon importante leurs méthodes de travail du sol.73
Aujourd’hui, d’autres façons de cultiver la terre, comme « l’agriculture de conservation » (travailler le sol aussi peu que possible) ou « sans labour » (ne pas le travailler du tout) sont très répandues. Ainsi, les résidus des cultures de l’année précédente, comme le chaume de maïs, sont laissés sur place où ils contribuent à enrichir la terre de matières organiques, de nutriments, à prévenir l’érosion du sol, améliorer la conservation de l’eau et favoriser les populations d’insectes béné ques... En plus de représenter moins de travail pour les agriculteurs!
Pro l
Trevor et Michelle Scherman
Les cultures résistantes à certains herbicides (mises au point au moyen de
la biotechnologie) peuvent aussi présenter des avantages pour l’environnement et permettent aux producteurs de lutter contre les mauvaises herbes sans avoir à labourer leurs champs.
C’est ainsi que moins de temps, moins de travail et moins de carburant sont nécessaires à la préparation du champ. Ce changement réduit les émissions de gaz à effet de serre, une autre composante clé dans la production d’une alimentation durable. En fait, grâce aux innovations phytoscienti ques en tout genre, les agriculteurs doivent moins parcourir leurs champs, ce qui permet d’économiser entre 126 et 194 millions de litres de carburant chaque année.74
Agriculteurs
Trevor et Michelle Scherman ainsi que les membres de leur famille cultivent du blé, du canola, des pois et des lentilles sur leur ferme familiale de troisième génération dans le centre de la Saskatchewan.
Ils ont épousé des nouvelles technologies agricoles, comme des nouvelles variétés de semences, de l’équipement de haute technologie, le GPS et l’analyse des données par satellite — pour cultiver la majorité de la nourriture sur leurs terres. Trevor aime les dé s de l’agriculture et aime cette opportunité qui consiste à développer leur entreprise familiale, tout en nourrissant la planète.
La vérité au sujet de l’agriculture 41
Trevor et Michelle Scherman avec leurs enfants


































































































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