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Combattre les parasites,  les insectes et les  maladies grâce à la lutte  intégrée
La lutte intégrée est une méthode avancée de gestion des maladies et des organismes nuisibles. Les agriculteurs contrôlent de près les champs et les vergers pour savoir quand la présence d’un organisme atteint
un seuil justi ant la prise de mesures pour les protéger. La lutte intégrée est souvent décrite comme une lutte entre « bons et mauvais insectes », mais elle représente bien plus que cela. Elle fait également
appel à une combinaison de techniques agraires, comme la rotation des cultures,
les obstacles physiques et l’utilisation d’insectes béné ques et de champignons béné ques qui aident à assurer la meilleure combinaison de tactiques mécaniques (comme le travail du sol), culturales (comme les organismes béné ques) et chimiques (comme les pesticides).
Sol couvert d’une matière hautement organique
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La vérité au sujet de l’agriculture
Gracieuseté de la AgInnovation Ontario
Plan agroenvironnemental
Depuis plus de 20 ans, les agriculteurs partout au Canada participent volontairement à
un programme éducatif intitulé « Plan agroenvironnemental ». Ce programme aide les producteurs de chaque province à identi er les améliorations environnementales dans leur ferme et leur  xe des objectifs ainsi que des échéanciers pour les atteindre. Il s’agit du programme environnemental le plus utilisé dans l’agriculture canadienne. Son succès et sa crédibilité sont tels que ses composantes régionales sont maintenant harmonisées en une norme nationale unique pouvant être intégrée dans les programmes de durabilité des transformateurs et des détaillants
Qu’est-ce qu’une zone tampon? 
Une zone tampon est une bande herbeuse le long des plans d’eau, comme un ruisseau ou un étang. Les zones tampons, qu’on appelle également « bandes riveraines », présentent une multitude d’avantages, y compris :
• le rafraîchissement de la température de l’eau (grâce à l’ombrage), qui est favorable aux
espèces de poissons souhaitables;
• la protection de la biodiversité grâce à des habitats riverains plus riches et plus
diversi és;
• la protection des espèces menacées ou vulnérables;
• la réduction de l’érosion;
• l’accroissement des populations de pollinisateurs;
• la réduction des pertes de nutriments des champs.
Bon nombre d’agriculteurs installent des clôtures autour des étangs et le long des ruisseaux pour en bloquer l’accès au bétail et utilisent des pompes mues par l’énergie solaire ou éolienne pour donner de l’eau aux animaux dans les pâturages.
Le super champignon
Les chercheurs de l’Université Brock en Ontario travaillent à la mise au point d’une méthode antiparasitaire plus ef cace et naturelle en étudiant la relation entre les champignons —
un antiparasite naturel — et les plantes. Des caractéristiques du champignon, comme sa tolérance à la sècheresse — ou inversement sa grande capacité à rester dans le sol dans des conditions humides — pourraient être utilisées en vue d’une production agricole plus durable et pour diminuer le besoin en pesticides.


































































































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