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Gracieuseté du Collège de médecine vétérinaire de l’Ontario
Un vétérinaire contrôle une vache laitière
L’écornage des bœufs et des veaux est pratiqué pour assurer la sécurité à la
fois des animaux et des personnes qui les prennent soin d’eux. La recherche montre que l’écornage est moins douloureux lorsqu’il est effectué avant que les cornes des veaux aient poussé. Le Code de pratique exige que des méthodes de contrôle de
la douleur soient utilisées lors de cette opération. Il existe maintenant plusieurs races de bovins qui sont naturellement exemptes de cornes.
La taille du bec est pratiquée
pour empêcher les poules pondeuses de
se blesser. Seule l’extrémité du bec est taillée, généralement à l’aide d’un faisceau infrarouge, et cette procédure est effectuée lorsque les oiseaux sont très jeunes. Pensez au crochet au bout du bec d’un aigle et imaginez les dommages que cela pourrait in iger. Des chercheurs tentent de trouver des façons d’éliminer cette procédure en étudiant le comportement, la nutrition et la génétique des oiseaux.
L’amputation de la queue  des moutons est pratiquée
pour empêcher les matières fécales de s’accumuler sur la queue et l’arrière-train des moutons et ainsi prévenir les lésions
de la peau provoquées par des larves de mouches; les mouches représentent un risque dans la plupart des régions du Canada. Réduire la quantité de matières fécales sur les animaux contribue également à aborder des préoccupations relatives à
la sécurité alimentaire : il y aura moins de chances de contact entre la viande et les bactéries, lorsque l’animal est transformé.
Le pour et le contre des pratiques  d’élevage
On peut se demander pourquoi certaines opérations sont pratiquées sur les animaux d’élevage. Dans la plupart des cas, elles le sont pour renforcer le bien-être des animaux ou pour prévenir des problèmes de sécurité pour les ouvriers agricoles. Voici quelques exemples :
Y a-t-il des mesures de  contrôle en place pour  prévenir la cruauté envers 
les animaux?
Absolument. La loi interdit de négliger ou de maltraiter les animaux. Comme tous les propriétaires d’animaux, les éleveurs sont tenus de bien s’occuper de leurs animaux et doivent respecter plusieurs lois, y compris le Code criminel fédéral et les lois provinciales relatives au soin des animaux.
La plupart des agriculteurs s’occupent très bien leurs animaux, mais, parfois, des situations malencontreuses peuvent se produire. Les associations de producteurs
de certaines provinces se sont penchées sur la question et ont mis en place leur propre programme d’amélioration du bien-être des animaux. Elles encouragent les agriculteurs, les vétérinaires et les autres intervenants à leur téléphoner pour obtenir de l’aide ou pour signaler immédiatement tout problème.
Lorsqu’un problème survient, les éleveurs canadiens prennent activement part à la solution. En fait, le premier Conseil axé sur les soins responsables aux animaux d’élevage a été fondé par des éleveurs ontariens il y a plus de 30 ans. Depuis, des organisations similaires ont vu le jour à l’échelon national ainsi qu’en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan et dans plusieurs états américains.
De nombreux agriculteurs sont actifs sur Twitter et d’autres médias sociaux. Il est donc plus facile que jamais d’obtenir des réponses directement auprès d’eux. Faites des recherches avec les mots-clés #OntAg (pour des articles sur l’agriculture en Ontario) ou #WestCdnAg (pour des articles sur l’agriculture dans l’ouest du Canada) ou encore suivez @FarmFoodCare.
56 La vérité au sujet de l’agriculture
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